La Symphonie pastorale

Une balade littéraire avec la chanteuse Brigitte Fontaine

La grande vie dans les palaces,
Soyeux les lits, hautes les glaces.

Les palaces

Les Palaces

Les Palaces est un disque de Brigitte Fontaine sorti en 1997, et pour notre part, l’un de nos préférés. Et surtout, c’est le disque où apparaît la chanson sans laquelle ce site n’existerait pas ! C’est dire si c’est une œuvre importante…

Un album à la fois classique et expérimental

Album d’une grande élégance, cet opus est plus soyeux et feutré que le précédent, qui était plus électronique et plus rythmique. Il a quelque chose de symphonique, de lyrique, et même d’épique, laissant la part belle aux instruments classiques (à vous de compléter cette phrase avec d’autres mots en ique) : cordes, piano…

Mais cela ne l’empêche pas d’emprunter d’autres routes plus expérimentales, avec Ali et Délices et orgue. Sans pour autant perdre sa cohérence d’ensemble. Décidément, cette Brigitte, quel talent !

Un disque féérique

Laissons la parole aux Inrocks qui font une très belle critique de cet album, dont voici un extrait (le lien vers l’article complet est disponible en bas de cette page) :

Le disque est chargé d’une sereine impatience, d’une instabilité somptueuse et dominée. Chaque titre est une ouverture, une vision, une fantaisie, une féerie et en même temps jamais la fantasmagorie n’empêche l’irruption du grand réel. On navigue à vue entre de délicieux Palaces, une Cour pleine de miracles, une City excitée (pour un duo très convaincant avec Alain Bashung), un Musée des horreurs grotesque et flamboyant, et puis, comme en un écho lointain et impromptu à une chanson ancienne de Léo Ferré, L’Ile Saint-Louis adorée avec « ses jours d’or et d’hiver, ses châteaux de courants d’air, ses palais de givres fins ».

Les chansons s’enchaînent avec une incroyable fluidité, de l’énergique injonction Ah que la vie est belle à cette étrange Symphonie pastorale, télescopage symphonique des Liaisons dangereuses, du Rouge et le noir, du Lys dans la vallée et autres Recherche du temps perdu sans oublier ces Fleurs du mal carbonisées. Cette chanson littéraire, tissée de classiques qu’elle aime, clôt magnifiquement cet album tout en nuances.

Ce qu’en pense Brigitte

Et si nous laissions un mot à l’artiste, pour savoir ce qu’elle-même a à nous dire de son œuvre ? Elle se confie à ce sujet dans les Inrocks :

C’est un disque plus proche de moi que le précédent. Dans Genre humain, les titres produits par Daho, Turboust, Les Valentins m’avaient plu mais celui-ci me plaît encore bien plus. C’est un disque plein d’unité et en même temps très varié, avec toutes sortes de mariages : piano-voix, piano-cordes ou jungle-orgue d’église dans Délices et orgues. Quant aux textes, ils sont globalement très différents les uns des autres. Bien sûr, ça irradie sur la musique… Et puis surtout, pour ainsi dire, tout est joyeux. Il n’y a aucune raison que ce soit autrement.

Il ne vous reste qu’à découvrir ces palaces si le disque ne figure déjà en bonne place sur votre étagère…

La tracklist

1. Ah que la vie est belle
2. La cour
3. Les palaces
4. Chat
5. Le musée des horreurs
6. City
7. L’île
8. Ali
9. C’est normal
10. Délices et orgue
11. La symphonie pastorale

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